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Skull Retrieval and Secondary Burial Practices in the Neolithic Near East: Recent Insights from Çatalhöyük, Turkey

Scott D. Haddow, Christopher J. Knüsel

Abstract


The retrieval and re-deposition of elements of the human skeleton, especially the skull (i.e., cranium and mandible), is a common feature of Neolithic Near Eastern funerary practices. A complicated sequence of subfloor inhumations involving both primary and secondary burial treatments at Çatalhöyük demonstrates the range of funerary practices encountered at the site and elsewhere in the Neolithic Near East. This particular sequence of burials culminated in a stratigraphically verified case of post-inhumation skull removal from a primary intramural inhumation. However, the retrieval of crania and skulls from primary burials cannot account for the total number of re-deposited crania and skulls found in a variety of depositional contexts at the site. Based on increasing evidence for an extended interval between death and burial at Çatalhöyük, the removal and circulation of skulls from unburied bodies as part of a multi-stage funerary rite is proposed as another method for obtaining them, operating in parallel with their retrieval from primary intramural burials. These divergent practices, and the range of contexts from which secondarily deposited skeletal elements are recovered, reflect multiple funerary treatments and intentions likely tied to social distinctions that remain poorly understood. In order to begin to fully understand the social and cosmological meaning(s) of the Neolithic “skull cult,” however, we must first distinguish between what are essentially equifinal processes in the archaeological record. This work will involve careful attention to the spatiotemporal contexts in which isolated skeletal elements are found, in addition to meticulous osteological and taphonomic analyses of the bones themselves.

Keywords: Neolithic; secondary treatment; funerary practices; skull retrieval; Anatolia

 

Le prélèvement et le dépôt secondaire des éléments du squelette humain, et notamment de la tête osseuse (i.e. crâne et mandibule), sont des caractéristiques courante des gestes funéraires du Néolithique au Proche Orient. À Çatalhöyûk, une séquence complexe d’inhumations primaires et secondaires sous plancher démontre la variabilité des pratiques funéraires rencontrées sur ce site et ailleurs pour le Néolithique du Proche Orient. Cette séquence funéraire spécifique a en particulier abouti à un cas stratigraphiquement attesté de prélèvement post-inhumation de la tête osseuse dans une sépulture primaire située intra-muros. Toutefois, le prélèvement des crânes et des têtes osseuses ne peut pas expliquer à lui seul le nombre total des crânes en situation secondaire mis au jour dans différents contextes de dépôt. Au vu des nombreux indices d’une période prolongée entre la mort et l’enterrement du cadavre à Çatalhöyük, le prélèvement et la circulation des têtes osseuses de corps non ensevelis, dans le cadre d’un rituel funéraire à plusieurs étapes, est proposé comme une alternative pour les obtenir, s’opérant en parallèle de prélèvements dans des sépultures primaires. Ces pratiques divergentes et la gamme des dépôts secondaires dans lesquelles les éléments squelettiques sont retrouvés reflètent des traitements funéraires et des intentions multiples qui sont probablement liés à une différentiation sociale qui n'est pas encore entièrement comprise. Afin de commencer à comprendre la ou les significations sociales et cosmologiques du «cultes des têtes», nous devons en premier lieu faire la distinction entre des processus qui se caractérisent par une équifinalité dans l’enregistrement archéologique. Ce travail nécessitera de porter une grande attention aux contextes spatio-temporels d’où proviennent les restes squelettiques, en plus d’analyses ostéologiques et taphonomiques minutieuses des ossements eux-mêmes.

Mots-clés: Néolithique; traitement secondaire; pratiques funéraires; prélèvement crânien; Anatolie


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DOI: http://dx.doi.org/10.5744/bi.2017.1002